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Du Samedi 19 septembre 2020 au dimanche 20 septembre 2020

A partir de 10h00

LA VILLA DES CENT REGARDS DE VICTOR GRAZZI

1000, rue de la Roqueturière 34090 Montpellier - Métro : Saint-Lazare , ,
Visite libre - Villa des Cent Regards - Journées du Patrimoine 2020

Présentation :
Visite libre de la Villa des Cent Regards et de l'exposition des oeuvres d'Andrée Viricel.

### Histoire de La Villa des Cent Regards

Connaissez-vous « La Villa des Cent Regards » nichée dans le quartier d’Aiguelongue, au nord de Montpellier ? Certains irrespectueux la surnomment « la maison du fada ».

Elle fut construite dans les années 1950 par un maçon italien particulièrement imaginatif.

Victor Grazi est né en Lombardie 1896. En 1921, il épouse Ida Boldoni native du même village. Tous deux quittent l’Italie en 1922, fuyant le fascisme et restent quelques années en Isère, avant de s’installer dans la campagne montpelliéraine d’Aiguelongue, car à l’époque, les montpelliérains considéraient qu’au-delà du cimetière Saint-Lazare, c’était la campagne.

Victor Grazi travaille comme maçon, et le soir étudie par correspondance les cours de l’École supérieure de Béton Armé de Rome. Ce maçon est passionné par la technique du béton armé : poutres, poutrelles, coffrages compliqués…

Vers 1950, Victor Grazi, maintenant propriétaire d’un terrain, peut réaliser la maison de ses rêves. Elle sera tout en béton et même les portes et même les volets !

Le béton comme unique matériau de construction, un maçon doué pour les coffrages compliqués, cela donnera une maison aux lignes droites, aux angles droits, aux éléments répétitifs  : un bel exemple d’architecture Art déco

Victor Grazi tient à montrer ses compétences, car son diplôme n’est pas reconnu par ses patrons français qui l’emploient comme simple maçon.
Maçon aux ordres d’un contremaître dans la journée, Victor Grazzi devient à son tour, le soir, le patron qui donne des ordres : Ida, son épouse participe à la construction de la maison rêvée : elle gâche le béton, remplit les seaux.de ciment, les hisse à l’aide de cordes et de poulies.

Sur ce terrain planté de vignes, une étrange maison voit le jour, flanquée d’une tourelle crénelée, elle-même surmontée d’une pointe, flèche ou mât d’un navire. De la tourelle, on peut voir au loin la mer. Notre maçon ne rêvait-il pas d’être marin ?
Certains éléments d’architecture le rappellent : la construction de petits phares, une ancre sculptée à côté du nom gravé de la villa…

En 1954, Ida meurt, alors que la construction n’est pas achevée.

Désormais, Victor vit seul dans son château et s’efforce de finir sa maison, ajoutant des éléments décoratifs  au gré de sa fantaisie : tour Constance et remparts d’Aigues Morte, une réplique miniaturisée de l’hôtel particulier de la coquille situé dans le vieux Montpellier, statues, éléments végétaux, sapins-fusées, boules de buis…L’humble « château-trois-pièces-cuisine » prend des allures féeriques surtout quand le soleil projette des ombres fantastiques qui animent les façades.

Jours après jours, Victor enrichit son univers de rêve.

Le terrain est couvert de vignes car notre homme fabrique son vin. C’est même un élément important : le pressoir est une construction à part, sorte de chapelle solidement plantée au milieu des vignes : la vis du pressoir a résisté à vingt années de vandalisme.

Il baptise sa maison « Villa des Cent Regards ». Pour son propriétaire, il suffisait de tourner autour pour porter cent regards différents. D’autres fois, il précisait que dans l’ensemble des constructions on pouvait dénombrer cent petites fenêtres comme autant de regards.

Un matin de 1970, Victor est hospitalisé pour une intervention bénigne ; il laisse sa truelle et l’ensemble de ses outils prêts à resservir dans quelques jours… ils ne resserviront plus…

La maison reste alors à l’abandon, ouverte à tous vents.

Le jour, elle est visitée par des mères de famille : les enfants rêvent d’exploits dans ce château moyenâgeux et se prennent pour des chevaliers…
La nuit, l’endroit devient un lieu de fêtes, de rencontres pour les plus grands. Garçons et filles découvrent leurs premiers émois.

Le château miniature reçoit des visiteurs indélicats : les éléments décoratifs sont pillés, volés, saccagés, vandalisés, les buis en béton sont rasés, les décorations lacérées, les murs couverts de tags.

En 1984, la mairie de Montpellier acquiert ce château en miniature et l’entoure d’une clôture pour le protéger. Mais bientôt toute vie s’est éteinte et le château prend des allures fantomatiques.

En 2005, elle est rachetée, en partie restaurée, pour accueillir des activités culturelles. Une seconde vie commence.

Hélas, en août 2017, elle est complètement saccagée et les activités s'arrêtent de nouveau

Mais la Villa des Cent Regards sort de sa convalescence. Alain, un passionné du Moyen Âge et parfait bricoleur a commencé sa restauration. Son objectif : rénover et embellir et lui redonner une nouvelle vie.

### Exposition durant les JEP :

Les tentures d'inspiration médiévales d'Andrée Viricel viendront habiller les murs encore blessés.
L'artiste présentera ses sculptures et bas-reliefs en terre cuite d'inspiration médiévale (Vierges romanes et gothiques) ainsi que quelques pièces de poterie et sculptures contemporaines.

Horaires :
19/09 de 10h00 à 12h00
19/09 de 14h00 à 18h00
20/09 de 10h00 à 12h00
20/09 de 14h00 à 18h00

Journées Européennes du Patrimoine 2020
Thèmes : Château, hôtel urbain, palais, manoir

Adresse : Villa des Cent Regards; 1000 rue de la Roqueturière, 34090 Montpellier

Evénement proposé dans le cadre des Journées du Patrimoine 2020
Source: Ministère de la Culture et de la Communication / journeesdupatrimoine.fr

Contact : Téléphone : 06 68 38 65 45
plan Visite libre - Villa des Cent Regards - Journées du Patrimoine 2020
Evénement / Visuel proposé par LE PARISIEN ETUDIANT